BAZEILLES FRÉJUS

 

Communément appelée “Bazeilles Fréjus”, la commémoration nationale des combats de Bazeilles se déroule chaque année, depuis 1986 à Fréjus. La ville reste avant tout un lieu de retrouvailles, placées sous le signe de la solennité et de la fraternité d’armes, symbole de l’unité et de la cohésion des Troupes de marine. À partir de 1882, Gallieni passait ses rares permissions dans sa propriété de La Gabelle à Fréjus. Le plus emblématique des marsouins, combattant de Bazeilles, conquérant du Soudan, pacificateur du Tonkin et de Madagascar, sauveur de Paris et ministre de la Guerre, fondait une nouvelle tradition.

En 1915, à l’initiative de Gallieni, alors gouverneur militaire de Paris, Fréjus devient le centre de transit des troupes indigènes coloniales (CTTIC), destiné à faciliter l’acclimatement des tirailleurs aux rigueurs de la guerre en Europe. Des dizaines de milliers de tirailleurs en provenance d’Afrique, d’Indochine et de Madagascar sont ainsi passés par Fréjus au cours d’une période d’environ 50 ans. Les anciens tirailleurs ont tous laissé des souvenirs et leurs descendants ne visitent jamais Fréjus sans émotion. Il reste sur place de nombreuses traces de leur passage : mosquée soudanaise, pagode annamite, nécropole… Bien que ne figurant pas au nombre des quatre garnisons historiques des Troupes de marine (Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon), Fréjus est peu à peu devenu un point de passage obligé pour les Troupes coloniales. Ont été successivement implantés le CTTIC, l’École des officiers indigènes (1925), l’École de formation des officiers du régime transitoire des troupes d’outre-mer (EFORTOM 1956- 1965) ainsi que des centres d’instruction avec la présence des 7e et 4e RIMa.

Au milieu d’innombrables témoignages du passé colonial, dont le Mémorial des guerres en Indochine et le monument à la gloire de l’Armée noire, le 21e RIMa, le musée (dont les collections recèlent des objets et des documents d’une valeur inestimable), et le rassemblement annuel des Troupes de marine ancrent définitivement la présence de l’Arme en terre fréjusienne.

 

Le devoir de mémoire


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